Guides du collectionneur
Ranger ses CD et leurs livrets sans se compliquer la vie
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Sur un CD, la musique est juste sous l’illustration. Ranger disques et livrets, ce qu’on sait de la pourriture et de la durée de vie des CD, et quoi vérifier.

En bref
- Sur un CD, la musique se trouve juste sous l’étiquette imprimée, et c’est ce côté qui est fragile.
- La plupart des CD pressés semblent stables des décennies, une minorité pourrit tôt ; impossible de dater le tien.
- Le papier des livrets a autrefois corrodé les disques d’une usine, et dans un boîtier il peut retenir l’humidité.
- La lumière et l’humidité menacent le livret bien avant de menacer un disque pressé.
- Range les boîtiers debout dans une pièce où tu vis, et remplace sans hésiter les boîtiers standard cassés.
Tu sors un CD de l’étagère, tu le retournes et tu l’inclines sous la lampe, à la recherche de rayures sur la face brillante. C’est le réflexe naturel. Mais ce n’est que la moitié de l’examen. Sur un CD, le côté que tu poserais sans hésiter sur une table est le plus solide, et le côté qui porte l’illustration est celui où la musique est conservée.
Ce seul fait réorganise l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour ranger ses CD. Le disque est plus robuste qu’il n’y paraît vu de dessous et plus fragile qu’il n’y paraît vu de dessus, et le papier qui partage son boîtier est la partie la plus susceptible de changer au fil des ans. Prends soin de ces deux-là, et le reste suit.
La musique se trouve sous l’illustration
Un CD est surtout fait de polycarbonate transparent. La musique y est moulée sous forme d’une spirale de minuscules alvéoles, recouverte d’une fine couche de métal réfléchissant, scellée par un vernis très mince, et l’étiquette est imprimée par-dessus. Les données se trouvent donc presque à la surface supérieure, juste sous l’impression. Le laser les lit par en dessous, à travers toute l’épaisseur du plastique.
L’explication la plus claire de ce que cela implique vient d’un guide publié en 2003 par le National Institute of Standards and Technology américain (NIST), écrit par Fred Byers pour les bibliothécaires et les archivistes. Une légère rayure sur la face de lecture ne compte généralement pas, parce que le laser fait le point au-delà, comme tu regardes à travers une rayure sur tes lunettes. La correction d’erreurs du lecteur récupère une bonne partie du reste. Côté imprimé, c’est une autre histoire : un trou d’épingle dans le métal, causé par une rayure, un stylo, un crayon ou un feutre ultrafin, détruit les données en dessous, et ce dommage est irréparable.
Les habitudes qui en découlent sont modestes. Tiens un disque par la tranche et le trou central, et remets-le dans son boîtier plutôt que sur la table. Si tu dois annoter un disque, l’Institut canadien de conservation (ICC) conseille d’écrire uniquement sur l’anneau transparent autour du trou central, qui ne contient aucune donnée, avec un feutre à base d’eau. Le NIST comme l’ICC excluent les étiquettes autocollantes. En décoller une peut arracher le métal avec elle.
Les rayures ont une direction
La face de lecture n’est pas invulnérable, elle pardonne simplement davantage. Le NIST fait deux remarques qui valent d’être connues avant même de prendre un chiffon.
D’abord, les traces de doigts et les salissures peuvent causer plus d’erreurs de lecture que les rayures, parce qu’elles s’étalent sur une large surface au lieu de la traverser. Ensuite, la direction d’une rayure compte. La musique est lue le long d’une piste en spirale, donc une rayure qui fait le tour du disque, en suivant la piste, touche une longue portion continue de données et risque davantage de causer des erreurs que le lecteur ne peut pas corriger. Une rayure qui va du centre vers l’extérieur n’effleure que brièvement de nombreuses portions de la piste, et la correction d’erreurs a bien plus de chances d’en venir à bout.
Voilà pourquoi la bonne façon d’essuyer un CD, c’est en lignes droites du centre vers le bord, jamais en cercles. Un chiffon en coton propre suffit la plupart du temps. Pour une saleté tenace, le NIST autorise l’alcool isopropylique, et prévient que l’acétone dissout le disque lui-même. L’ICC ajoute le contrepoids raisonnable : un nettoyage fréquent ou maladroit peut faire plus de mal que la saleté.
Si tu examines un exemplaire d’occasion en boutique, cela change l’endroit où regarder. Des éraflures radiales sur la face de lecture sont généralement esthétiques. Un trou d’épingle où la lumière de la lampe traverse le métal ne l’est pas, pas plus qu’une entaille côté imprimé. Notre guide pour vérifier un CD d’occasion avant de l’acheter détaille le reste de l’inspection.
Les CD pourrissent-ils, et combien de temps durent-ils ?
Certains, oui. La pourriture des disques existe, et le NIST la décrit précisément : la fine couche d’aluminium s’oxyde, perd sa réflectivité, et le laser ne peut plus lire la musique en dessous. L’oxygène et l’humidité atteignent le métal à travers le plastique, le vernis et la tranche du disque, et plus facilement encore par une rayure ou une étiquette qui se décolle côté imprimé. La chaleur et l’humidité réunies accélèrent le processus. Pour un disque pressé, le NIST fait de l’oxydation la principale façon dont l’environnement l’use.
Combien de temps dure un CD pressé, c’est la partie que personne ne peut te dire pour ton propre exemplaire. Le NIST écrivait en 2003 que peu d’informations existaient pour les disques en lecture seule, audio compris, et que les estimations allaient de 20 à 100 ans. L’ICC donne à un CD pressé bien fabriqué 50 à 100 ans à 23 °C et 50 % d’humidité relative. La Bibliothèque du Congrès a testé la question directement. Elle a fait vieillir des paires de CD audio, presque tous fabriqués entre 1992 et 1999, sous l’effet de la chaleur et de l’humidité, puis en a déduit ce que cela signifiait dans les conditions d’une pièce. D’après ses estimations, environ 70 % des disques dureraient plus d’un siècle, et environ 4 % lâcheraient en moins de dix ans. Sa propre conclusion est la plus honnête : de tels résultats montrent pourquoi il est si difficile de généraliser sur la durée de vie des supports optiques.
Le mythe se trompe donc dans les deux sens. Les CD ne pourrissent pas à heure fixe, et leur éternité n’est pas garantie. La plupart des disques pressés semblent stables ; une minorité lâche tôt. Dans l’étude de la Bibliothèque sur ses propres rayonnages, les disques qui présentaient le plus d’erreurs au départ en accumulaient le plus vite, et des dommages de manipulation en ont fait bondir d’autres. Le rangement compte aussi : selon l’estimation de la Bibliothèque, un disque conservé à 10 °C et 35 % d’humidité relative pourrait durer environ onze fois plus longtemps qu’un disque à 25 °C et 50 %. Pas besoin d’une chambre froide. Il suffit d’éviter une pièce chaude et humide.
Pour vérifier un disque, il faut une lampe et une écoute complète. Tiens-le devant une lampe puissante et regarde au travers : des points de lumière signifient que le métal est parti. Examine la face imprimée et la tranche, à la recherche d’une décoloration ou d’un écaillage. Puis écoute-le en entier, car la correction d’erreurs du lecteur masque les premiers signes de dégradation ; un disque peut sonner parfaitement tout en déclinant. S’il saute, l’ICC suggère d’essayer un autre lecteur, de salon ou d’ordinateur, avant d’accuser le disque. Et si un disque compte pour toi et serait difficile à remplacer, copie-le tant qu’il se lit encore.
Le papier dans le boîtier n’est pas neutre
Le livret, c’est là que vivent les crédits, et parfois la seule preuve imprimée de l’édition que tu possèdes. On le voit facilement comme la partie passive de l’ensemble. L’histoire d’une usine dit le contraire.
Entre 1988 et 1993, Philips & Du Pont Optical (PDO) a pressé des CD dans une usine de Blackburn, dans le Lancashire, pour des labels dont Hyperion, ASV, Unicorn-Kanchana, Pearl, Decca et Deutsche Grammophon. Des années plus tard, certains de ces disques ont commencé à brunir. L’avis publié par Hyperion, repris en 1997 dans un bulletin de l’International Association of Sound and Audiovisual Archives, indiquait que l’usine avait reconnu avoir utilisé un vernis qui ne résistait pas au soufre contenu dans le papier des livrets et des encarts de CD. Le livret, posé dans le même boîtier pendant des années, avait lentement corrodé le disque qu’il décrivait.
L’explication a été débattue à l’époque. Peter Copeland, des archives sonores de la British Library, jugeait plus probable que l’argent de la couche réfléchissante réagisse avec des composés soufrés de l’emballage, et notait que le problème était d’abord apparu sur des CD singles en pochette papier. Dans les deux cas, papier et disque réagissaient l’un avec l’autre.
Tu peux vérifier ta propre étagère. La plupart des disques touchés portent la mention « Made in UK by PDO » autour du trou central. Hyperion décrivait le symptôme comme une décoloration bronze cuivré qui commence au bord extérieur de la face imprimée, et qu’on entend d’abord vers la fin du disque, sous la forme d’un bruit rythmique semblable au bruit de surface d’un vinyle. Ne la confonds pas avec la teinte jaune uniforme commune à tous les pressages PDO, qui vient d’un colorant ajouté au plastique pour des raisons esthétiques.
Il s’agissait du défaut d’une seule usine, pas d’une propriété de tous les CD. Mais le NIST arrive de son côté à une version plus douce de la même idée. Pour la conservation à long terme, il suggère qu’il « peut parfois être prudent » (notre traduction) de sortir le livret du boîtier, parce que le papier peut attirer l’humidité dans le boîtier et la transmettre au disque par contact. Il prend soin de préciser que cela ne repose sur aucun test spécifique et compte surtout avec beaucoup de papier et une humidité au-dessus de la plage recommandée. Pour une pièce ordinaire, la lecture honnête est la suivante : laisse le livret là où il est, et garde la pièce sèche.
Le livret est désormais la partie fragile
Pour un CD pressé dans une pièce normale, la lumière compte à peine. Le NIST indique que l’effet de l’éclairage ordinaire d’une pièce sur les disques en lecture seule est jugé si faible qu’il n’entre pas dans le calcul de leur durée de vie. Le livret et la tranche de la jaquette arrière, c’est une autre affaire. Les recommandations de l’ICC sur le papier notent que les encres et colorants très sensibles peuvent pâlir nettement en un à dix ans sous un éclairage tamisé de 50 lux qui contient encore des UV, à raison de 3 000 heures de lumière par an. Une étagère face à une fenêtre ensoleillée décolore les tranches que tu lis tous les jours, tandis que les disques derrière elles continuent comme si de rien n’était.
L’humidité est pire. L’ICC demande une humidité relative inférieure à 65 % pour le papier, et indique que des périodes prolongées au-dessus de 75 % favorisent les moisissures. Les délais sont courts : les moisissures peuvent s’installer en deux jours à 90 % d’humidité, ou en une dizaine de jours à 80 %. Une forte humidité fait aussi gondoler le papier et baver l’encre.
Compare avec le disque. Lors d’un test du NIST, un CD laissé entièrement immergé dans de l’eau propre pendant 24 heures était illisible juste après, puis se lisait normalement après 24 heures de séchage dans les conditions d’une pièce. L’eau propre est le cas le plus favorable, et le NIST note que d’autres liquides peuvent laisser des résidus. Le disque s’est pourtant remis d’un bain qui gondolerait un livret et ferait baver son encre.
Manipule le papier en conséquence. Les petites pattes du couvercle d’un boîtier cristal sont connues pour serrer les livrets au point de les déchirer : fais glisser un livret doucement plutôt que de le tirer par le dos, et ne force pas un livret épais dans un boîtier qui n’a jamais été prévu pour lui. Tiens le ruban adhésif, les trombones et les élastiques à l’écart ; l’ICC cite les trois parmi les matériaux qui abîment le papier.
Un boîtier est une pièce détachée, pas l’album
Un boîtier cristal standard est une boîte en polystyrène en trois parties, de 142 sur 125 sur 10 millimètres, dont les charnières cassantes se brisent souvent sous un choc et dont les dents du plateau cèdent. Voilà la mauvaise nouvelle. La bonne, c’est qu’il est standardisé, donc un boîtier fendu se remplace facilement. Les règles d’évaluation de Discogs laissent de côté les boîtiers cristal standard, comme l’explique notre guide de l’évaluation de l’état des disques, parce qu’ils sont remplaçables.
Change le boîtier, transfère le livret et la jaquette arrière, et garde tout ce qui n’est pas générique. Un plateau coloré ou imprimé, un fourreau, un obi sur un exemplaire japonais ou un digipak font partie de l’édition, et le carton ne se remplace pas en ouvrant un tiroir. Avant de séparer quoi que ce soit, note ce que le papier t’apprend : la référence catalogue, les crédits et, sur les disques anciens, le code SPARS, qu’explique notre article sur original, réédition et remaster. C’est la preuve de l’édition que tu possèdes.
Les pochettes gain de place sont un compromis. L’ICC déconseille les pochettes en plastique et en papier pour les archives, parce qu’elles n’offrent aucune protection physique et peuvent rayer ou contaminer le disque, et prévient en particulier que les pochettes en PVC libèrent des plastifiants sur le disque. Si tu choisis quand même cette voie, prends du polypropylène plutôt que du PVC, range le livret et la jaquette arrière avec leur disque, et fais l’essai sur une étagère d’albums ordinaires avant d’y passer toute la collection.
L’étagère elle-même
Ici, les conseils sont brefs et concordent d’une source à l’autre. Le NIST dit de ranger les disques debout, comme des livres, dans des boîtiers conçus pour eux, et pas à plat en piles pendant des années. L’ICC place les boîtiers sur la tranche, à l’abri de la lumière directe, dans une pièce entre −10 et 23 °C, à 20 à 50 % d’humidité relative, et demande d’éviter les variations rapides, qui peuvent faire se séparer les couches d’un disque. Le chiffre du NIST pour une archive à long terme est de 18 °C et 40 %.
À la maison, cela se traduit par une pièce où tu vis. Pas le grenier, pas le garage, pas la cave, et pas le rebord de fenêtre. Laisse assez de jeu dans chaque rangée pour qu’un boîtier sorte sans entraîner ses voisins, et donne aux coffrets leur propre étagère pour ne pas fouiller la rangée d’albums à la recherche d’un disque qui vit dans autre chose.
La dernière habitude est celle qui décide du reste : remets le disque dans son boîtier quand il sort du lecteur. Le NIST la range parmi les bases. Si tu catalogues dans Record by Record, chaque exemplaire a un champ de notes, l’endroit où indiquer où se trouve chaque coffret et chaque édition grand format, pour que l’étagère et le catalogue concordent.
Questions
Les CD des années 1980 risquent-ils davantage de pourrir ?
Certains des premiers disques avaient un point faible connu. Le NIST note que sur les premiers CD, l’humidité pouvait atteindre le métal par des zones non protégées au bord du disque, que la fabrication a ensuite scellées avec du vernis. Les sources ne donnent pas de durée de vie propre aux premiers pressages, et les tests de la Bibliothèque du Congrès portaient sur des disques presque tous fabriqués entre 1992 et 1999. Un disque ancien n’est pas condamné, mais mérite le test de la lampe et une écoute complète.
Écouter un CD l’use-t-il ?
Non, pas comme l’écoute use un vinyle. Rien ne touche le disque là où lit le laser, et le NIST indique que le laser n’a aucun effet sur la musique ni sur la couche de métal d’un disque pressé. En théorie, d’innombrables écoutes pourraient altérer le plastique, mais le NIST ne connaît aucun disque écouté aussi souvent et pense qu’il lâcherait bien avant pour une autre raison.
Puis-je laisser des CD dans la voiture ?
Ne laisse pas tes CD sur le tableau de bord, surtout en été. L’avertissement du NIST vise surtout les disques gravés : en plein soleil et sous une chaleur extrême, un CD-R peut devenir illisible en quelques jours, et un boîtier ne le protège pas de la chaleur qui s’accumule. Une chaleur extrême peut aussi voiler un disque. Garde le disque dans son boîtier, à l’abri du soleil, et rentre-le quand il fait chaud.
Et les CD-R que j’ai gravés il y a des années ?
Traite-les avec plus de précautions que les albums pressés. Un disque enregistrable stocke sa musique dans une couche de colorant organique, et non dans des alvéoles moulées dans le plastique, et le NIST note que ce colorant se dégrade lentement de lui-même, plus vite avec la chaleur et l’humidité, et plus vite encore sous un ensoleillement ou des UV prolongés. Si un disque gravé contient quelque chose d’irremplaçable, copie-le maintenant, pendant qu’il se lit encore, et garde-le loin de la fenêtre.
Peut-on nettoyer un CD à l’alcool sans risque ?
Avec modération, sur la face de lecture. Le NIST autorise l’alcool isopropylique ou le méthanol pour une saleté tenace, parce qu’ils s’évaporent vite et ne dissolvent pas le plastique, mais prévient qu’ils peuvent abîmer étiquettes et revêtements côté imprimé. L’acétone et les solvants semblables dissolvent carrément le polycarbonate. Essaie d’abord un chiffon en coton propre et sec, en essuyant du centre vers l’extérieur, et souviens-toi de la remarque de l’Institut canadien de conservation : un nettoyage fréquent peut faire plus de dégâts qu’il n’en enlève.
Peut-on sauver un CD atteint de bronzing ?
Pas toi, et pas en le nettoyant. La corrosion est à l’intérieur du disque, dans la couche de métal, et la littérature sur le bronzing la décrit comme progressive. Ce que tu peux faire, c’est écouter et copier le disque pendant qu’il se lit encore, puis chercher un exemplaire de remplacement pressé ailleurs ; le texte autour du trou central indique généralement quelle usine a fabriqué un candidat avant que tu l’achètes. Garde le livret d’origine, qui, lui, n’a aucun défaut.
Sources
- support.discogs.com/hc/en-us/articles/360001566193-How-To-Grade-Items
- nist.gov/publications/care-and-handling-cds-and-dvds-guide-librarians-and-archivists
- tsapps.nist.gov/publication/get_pdf.cfm?pub_id=151571
- nvlpubs.nist.gov/nistpubs/Legacy/SP/nistspecialpublication500-252.pdf
- loc.gov/preservation/scientists/projects/cd_longevity.html
- loc.gov/preservation/resources/rt/CDservicelife_rev.pdf
- canada.ca/en/conservation-institute/services/conservation-preservation-publications/canadian-conservation-institute-notes/longevity-recordable-cds-dvds.html
- canada.ca/en/conservation-institute/services/care-objects/electronic-media/cd-formats-longevity-faq.html
- en.wikipedia.org/wiki/Disc_rot
- canada.ca/en/conservation-institute/services/care-objects/electronic-media/electronic-media-collections-small-museums-archives.html
- canada.ca/en/conservation-institute/services/preventive-conservation/guidelines-collections/caring-audio-video-data-recording-media.html
- canada.ca/en/conservation-institute/services/preventive-conservation/guidelines-collections/paper-objects.html
- en.wikipedia.org/wiki/Compact_disc_bronzing
- iasa-online.de/files/Bronzed CD alert 1997.pdf
- en.wikipedia.org/wiki/Optical_disc_packaging